Philosophie de traitement

Beaucoup de sujets fibromyalgiques ont révélé leur déception à l’égard de leur médecin. Ils se sentent souvent intimidés par leur attitude impassible ou pressante. Ils savent par expérience qu’il est impossible de résumer en 15 ou 20 minutes la nature des divers symptômes dont ils souffrent.

Or, au cours d’une consultation, ils doivent négliger des symptômes importants. Par exemple, ils garderont sous silence des troubles comme un mal de tête persistant, une digestion pénible ou un état dépressif – tous des signes importants que le médecin devrait connaître.

Environ 80 % des plaintes adressées au Collège canadien des médecins et chirurgiens traitent des problèmes de communication. Un médecin qui semble indifférent aux attentes de son malade provoque souvent chez ce dernier une frustration qui ne fait qu’aggraver ses symptômes.

Quoique les médecins ne peuvent que soulager les symptômes, une combinaison d'approches thérapeutiques peut s’avérer aussi importante que la médication. Il importe de convaincre le patient de garder un bon moral, de prendre une part active dans la gestion de son état de santé et de réorganiser son hygiène de vie.

Pour sa part, le patient aura avantage à affronter la réalité et savoir qu’il ne peut échapper aux douleurs, fatigue et autres symptômes chroniques. Il devra surtout reconnaître que la fibromyalgie ne se traite pas uniquement à l’aide de médicaments.

Il doit aussi se rappeler que la maladie chronique affecte directement tout son entourage. Ne pouvant partager ses souffrances, ces personnes souffrent néanmoins de chagrin et de souci.

Pour en savoir plus sur la philosophie de traitement, consulter les pages 135 à 145 au chapitre 7.


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