Stress et fibromyalgie

Depuis les découvertes de Hans Selye sur le stress de 1950 à 1972, une multiplicité de nouveaux agents stresseurs se sont ajoutés aux pressions toujours croissantes d'une société surindustrialisée, notamment en Amérique du Nord, au Japon et en Europe occidentale. La haute technologie engendre des changements tellement rapides qu’elle désorganise la vie de toutes les couches de la population.

La vague croissante de la fibromyalgie suit en parallèle le phénomène de stress que nous impose les technologies effervescentes. Un article publié dans le Le Soleil de Québec, rapporte qu'une augmentation de 550 % de cas de fibromyalgie avait été répertoriée depuis les deux dernières années.

Le fait que les principaux symptômes de la fibromyalgie s'aggravent par des agents stresseurs indique qu'il y a une relation étroite entre cette maladie et le stress. De récentes études affirment qu’un grand nombre de fibromyalgiques avaient préalablement été exposés à des situations prolongées de stress professionnel, social ou familial.

Par ailleurs, des études montrent que le seuil de tolérance au stress se situe à un niveau nettement plus bas chez les fibromyalgiques que chez les individus bien portants. Par exemple, le bruit, la lumière et les odeurs fortes, la pollution et les changements climatiques sont, entre autres, des sources de stress très irritantes chez ces personnes.

Si les tensions et les contraintes associées aux situations prolongées de stress physique et émotionnel se poursuivent au-dessus du seuil optimal, les défenses du système immunitaire risquent de s'effondrer. Dans ce cas, il s'ensuit généralement un épuisement hormonal qui se traduit par des troubles psychiques (détresse, dépression, burnout) ou physiologiques (maladies auto-immunes comme la fibromyalgie ou le lupus, entre autres).

Pour en savoir plus sur le stress et la fibromyalgie, consulter les pages 279 à 296 au chapitre 15.

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