Isolée par un enchaînement de
malaises qui se succèdent, la victime fibromyalgique a plus que jamais besoin
de sympathie, d’affection, de compréhension et d’encouragement. Si elle est réceptive aux autres, ses besoins fondamentaux
lui seront conférés par ses proches – son conjoint, sa famille, ses amis.
Il est vital pour la personne atteinte
de fibromyalgie de communiquer autant ses souffrances que ses besoins.
L’opportunité d’expliquer l’expérience qu’elle éprouve à une
personne intime allégera grandement le fardeau de la maladie.
Néanmoins, il est illusoire de cacher
à ses proches les effets d’une maladie invalidante comme la fibromyalgie. De
bien des manières, ils vont être importunés par cette maladie dont les
nombreux effets sont imprévisibles. L’approche idéale à adopter est
d’essayer de fonctionner ensemble afin de comprendre et d’accepter cette
nouvelle situation — et d’affronter conjointement les incertitudes et les défis
nouveaux que la maladie entraîne.
Suite au diagnostic cependant, il
arrive que des membres de la famille épuisent leur sympathie en constatant que
la chronicité des douleurs musculaires, la fatigue et autres malaises associés
à la maladie persistent durant de longues périodes. Tout en étant présents,
ils peuvent devenir insensibles aux souffrances du patient.
Comme toute autre maladie chronique, la
fibromyalgie peut en effet provoquer la rupture du couple si le patient laisse
sa maladie dominer leur relation. Inversement, une solide fondation du couple
basée sur le soutien réciproque permet généralement à ces deux personnes de
mieux affronter la maladie de l’un ou de l’autre.
Pour en savoir plus sur le soutien et l’entraide,
consulter les pages 321 à 333 au chapitre
17.